Consultez le journal numérique et ses suppléments, chaque jour avant 13h. Voir plus Pour sauvegarder le nouveau brouillon, cliquez sur enregistrer Le chien polonais : quest-ce que cest, de la viande? Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours. Quant un ouvrier soviétique arrive en retard, il est arrêté pour sabotage industriel au profit des puissances étrangères. Limpérialisme applique ses plans dagression et de guerre non seulement vis-à-vis des pays socialistes, mais encore partout dans le monde, et il semploie à y réprimer le mouvement révolutionnaire des peuples et nations opprimés. Fr, sur CVCE-Centre virtuel de la Connaissance sur lEurope, 1972
Aussi Lénine souligna-t-il à maintes reprises que lEtat socialiste doit maintenir une vigilance de tous les instants face à limpérialisme. Il dit : la leçon que tous les ouvriers et paysans doivent assimiler, cest de nous tenir sur nos gardes, de nous souvenir que nous sommes entouré dhommes, de classes et de gouvernements qui expriment ouvertement la haine la plus farouche à notre égard. On ne doit pas oublier que nous sommes constamment à un cheveu de linvasion 6 ::root.activation.text ::root.activation.toolbarText Alors que le quarantième anniversaire de la crise de Berlin approchait, jai décidé de voir si des documents avaient fait surface dans les deux décennies qui ont suivi la publication de mon livre. Il y en a eu. Il savère que le plan de première frappe a été présenté dans un mémorandum froidement analytique de trente-trois pages au général Maxwell Taylor, conseiller militaire spécial de Kennedy. Il a été découvert parmi les documents de Taylor aux Archives nationales, et déclassifié à la suite dune demande en vertu de la Loi sur la liberté dinformation présentée par les Archives de la sécurité nationale, un organisme de recherche privé. Dautres documents, dont plusieurs déclassifiés au cours des dernières années par la Kennedy Library, à Boston, montrent que la note de service a été transmise aux chefs détat-major interarmées, quelle a été discutée lors des réunions du Conseil national de sécurité et quelle a été lue et sérieusement envisagée par le président Kennedy. Ces documents, jamais décrits auparavant, révèlent un nouveau chapitre de lhistoire. De bout en bout, la crise de Berlin pose aux Américains et à lOTAN un très sérieux problème de stratégie militaire. Berlin-Ouest constitue une enclave profondément à lintérieur du territoire de lAllemagne de lEst. Elle est donc indéfendable militairement par des forces conventionnelles. Dès le début donc, les États-Unis mettent en avant la menace de représailles nucléaires en cas de mise en œuvre par les Soviétiques de leur ultimatum et de manière générale en cas datteinte au statut de Berlin-Ouest. La situation géographique de Berlin-Ouest met donc les Occidentaux dans une situation de tout ou rien nucléaire qui pose de graves questions de crédibilité et de modalités de mise en œuvre concrète si lexécutif américain venait à être réellement confronté à la décision de recourir à des armes nucléaires. Dans les années 1970, un téléphone est installé et des liaisons par satellite sont ajoutées puis, pendant la décennie suivante, la possibilité denvoyer des documents, comme des cartes ou des photos. En 1994, un nouveau téléphone rouge permet aux responsables de la Défense des deux pays dêtre joignables pratiquement en permanence. Des décennies après la crise, les missiles balistiques soviétiques désactivés sont toujours exposés sur La forteresse de la Cabaña à La Havane. Desmond Boylan Reuters John Fitzgerald Kennedy se préoccupe de lévolution de la situation européenne. Ses voyages lui donnent, dans cette partie du monde, une popularité qui na dégale que celle de sa femme. Quand il crie à Berlin en 1963 Ich bin ein Berliner, il devient un héros en Allemagne. Le président veut réaliser un grand dessein : unir par des intérêts communs son pays et la Communauté européenne élargie à la Grande-Bretagne. Il imagine une zone de qui permettrait aux Américains découler leurs produits et de limiter leurs dépenses militaires. Cest ici essentiellement la critique dune forme de pensée binarisée et simpliste. Dun constat partant dune poignée de faits juste mais partiaux, la critique embarque manu militari le consentement du lecteur et se déroule toujours selon le même format de létonnement répétitif, sur un ton outragé. Six mois avant cette offensive, Brejnev sest personnellement entretenu avec président américain Jimmy Carter. Leur rencontre sest déroulée à Vienne en mai 1979 et sest soldée par la signature daccords sur la limitation des armements stratégiques SALT II et du déploiement des armes nucléaires dans lespace. Homme dÉtat américain Brookline, près de Boston, Massachusetts, 1917-Dallas 1963 1. Un jeune patricien de Nouvelle-Angleterre 1.1. Le clan Kennedy Mais les mots coexistence pacifique auraient-ils, pour la direction du P.C.U.S, une vertu talismanique qui la protégerait dans sa trahison du marxisme-léninisme? Non, cest vraiment et totalement impossible. En 1961 et 1962, sous la présidence de Kennedy, il assouplira sa position en prônant plus activement la recherche dun compromis afin notamment daméliorer les conditions de vie des Allemands de lEst. 11La tension perceptible chez Kennedy durant cet après-midi du 27 octobre est liée à limpasse dans laquelle il se sent acculé. Kennedy ne veut pas déclencher une troisième guerre mondiale pour 15 missiles qui nont aucune importance à ses yeux ou parce quun officier russe, à Cuba, a décidé de sa propre initiative dutiliser un missile nucléaire pour défendre son honneur et ses hommes. Il prend conscience de sa responsabilité à la fois dans le processus de décision mais aussi dans ses éventuelles conséquences involontaires. Selon son frère, lanalogie avec lescalade incontrôlée menant à la première guerre mondiale est particulièrement présente. Clairement, pour le président, le risque de guerre devenait réel. Après coup, certains peuvent estimer que ce jugement était exagéré, injustifié ou irrationnel, compte tenu de la suprématie militaire américaine. Limportant pour lanalyste est que cette inquiétude était bien présente et quelle joua un rôle considérable dans le choix de Kennedy. Cette crainte est dailleurs partagée par le second haut responsable, R. McNamara, qui ne trouve aucun réconfort dans cette supériorité numérique. Ce qui laccable, et bien plus encore Kennedy, cest le poids des responsabilités. Ce fardeau transcende totalement les arguments analytiques avancés par les uns et les autres en faveur de loption aérienne. Prétendre que cette crainte nétait pas justifiée, cest ignorer comment les acteurs ont personnellement vécu la crise et cest aussi négliger non seulement le rôle de cette responsabilité à ce stade du processus de décision, mais aussi lintention réelle affichée qui découle de cette prise de conscience. Or cette intention est claire chez le président : éviter à tout prix le moindre risque de conflit ouvert, saisir toute opportunité pour reprendre le contrôle dune situation quil estime lui échapper. Dans cet enchaînement, la perte du U-2 joue le rôle de catalyseur. Sans la prise en compte de la crainte dune guerre nucléaire par inadvertance, on ne peut pas comprendre le message de R. Kennedy à A Dobrynin. Ce nest pas un ultimatum, mais laveu formel que le temps presse parce que la situation devient incontrôlable. La reconstitution de cet état desprit est essentielle à la compréhension du dénouement. Il est nécessaire de se mettre à la place du président qui voit la guerre sapprocher et qui tente de léviter. A bien des égards, la mort du pilote de lU-2 le place déjà en situation de guerre. Il veut en sortir et vite. Les interprétations contradictoires qui ont été données de ce message ignorent largement ce facteur psychologique crucial. Ce danger était intensément présent chez Kennedy et il est, à ce stade de la crise, lélément principal qui détermine ses perceptions et motive son action. Autant quon puisse en juger, ce même phénomène se rencontre chez Kroutchev. La sensation de perdre le contrôle des événements est patente chez le secrétaire général. La détection dun U-2 sur la Sibérie, finalement escorté à bon port sans dommage, et la destruction dun autre au-dessus de Cuba horrifient Kroutchev. A V. Kuznetsov, premier adjoint aux affaires étrangères qui devait senvoler pour New York, Kroutchev confie : la situation est très mauvaise, je ne suis pas sûr que vous pourrez atterrir en toute sécurité aux Etats-Unis. Contre lavis des militaires, il décide de répondre positivement au message de Kennedy, et pour être sûr que sa réponse narrive pas trop tard, celle-ci est diffusée à la radio. De part et dautre, sans cette reconstitution de ce qui est vécu par le décideur, le cœur de la rationalité, lintention, et lessence de la décision, la responsabilité, nous échappent. Cover photo is available under license. Cover photo is available under ::mainImage.info.license.name Unknown license. Et accédez à des documents multimédia, exclusifs et surprenants! In 1955 t h e Soviet l e ader Ni ki t a Khrushchev i m posed the Warsaw.. Le deuxième document est la réponse du gouvernement soviétique au discours de Kennedy dès le lendemain. Avec cette réponse, lescalade nucléaire est lancée puisque les Soviétiques se disent aussi prêts à répliquer à toute agression.